Fréquentation et frais d'inscription 
Pierre Schweitzer
5 juil. 2006 13:47 UT
La hausse de fréquentation constatée par l'étude du CREDOC semble due principalement aux usagers non inscrits.
Mais curieusement, la question du montant des frais d'inscription n'est pas évoquée dans l'abrégé de l'étude. Elle détermine pourtant, en partie au moins la situation des usagers non inscrits. Si l'usager n'est pas inscrit, peut-être renonce-t-il parfois, simplement à en payer le prix ?
En même temps, l'étude semble indiquer que la relation entre inscription et emprunt n'est pas toute simple puisqu'une partie non négligeable des inscrits déclare... ne pas emprunter. On pourrait se demander pourquoi ces usagers s'inscrivent dans ce cas ? Une enquête plus qualitative permettrait d'élucider la question. Existe-t-il par exemple des bibliothèques publiques où il serait nécessaire d'être inscrit pour pouvoir accéder aux salles de lecture (comme à la BnF) ou au kiosque ?
Le tarif de l'inscription serait-il sans aucune influence sur l'inscription et donc, sur le comportement des usagers largement commenté ici -- emprunteurs vs séjourneurs ?
Ne peut-on imaginer que pour des besoins occasionnels, l'usager agisse en bon consommateur averti en préfèrant consulter sur place plutôt que le payer chaque année des frais sans rapport avec des besoins occasionnels ? Transformant ainsi de facto un usager classique potentiel (inscrit et emprunteur) en 'séjourneur' ?
D'autres études ont-elles mesuré l'influence des frais d'inscription et de leur montant, sur le comportement des usagers qui de toute façon, paient déjà l'équipement et son fonctionnement par l'impôt ?
|