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Le débat : lire et participer
Bruno Maresca
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Modérateurs : Françoise Gaudet, Christophe Evans
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Fréquentation et frais d'inscription
(0 réponses)
Pierre Schweitzer, 5 juil. 2006 13:47 UT
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De la fréquentation au nombre de visites
(1 réponse)
Claude Poissenot, 21 juin 2006 5:37 UT
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Une question rapide concernant les chiffres :
(1 réponse)
Pierre Schweitzer, 14 juin 2006 10:19 UT
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Divergence (apparente ?) des séries sur lévolution des taux dinscription
(2 réponses)
Romuald Ripon, 2 juin 2006 14:33 UT
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Les séjourneurs sont l'avenir des bibliothèques 
Bruno Maresca
28 mai 2006 0:50 UT
Christophe Evans rappelle opportunément l'origine des catégories, emprunteurs et séjourneurs, qui semblent avoir été adoptées sans recul par la profession. Que cette dichotomie date d'une étude réalisée en 1979 est doublement intéressant. D'abord parce qu'il y avait à cette époque une réelle clairvoyance (ou, plus simplement, un bon métier de sociologue) à repérer que la fonction de la bibliothèque publique ne se résumait pas à prêter des imprimés. Le succès de la médiathèque a eu pour résultat, au cours des années 80 et 90, de donner envie aux usagers des bibliothèques de séjourner dans des lieux devenus plus attractifs et conviviaux, notamment pour les enfants.
Toutefois, le véritable intérêt du succès de la dichotomie emprunteurs-séjourneurs n'est pas sa pertinence sociologique mais son caractère symptomatique des rigidités du modèle de la lecture publique.
Fidèle aux origines révolutionnaires de ce dernier, le bibliothécaire espère de celui qui se rend dans une bibliothèque municipale qu'il se révèle dévoreur de savoir et boulimique de livres, si possible en autodidacte (pour justifier le projet social de la lecture publique, toujours emprunt d'éducation populaire). Si ce profil d’usager se rencontre bel et bien (comme nous avons pu le vérifier dans l'approche qualitative de l'enquête Crédoc 2005), il reste (comme par le passé) minoritaire.
L'emprunt n'est pas la vérité de la bibliothèque publique. On pourrait en administrer de multiples preuves. Les exemples de la Bpi et de la BnF le démontrent fort bien. En créant une bibliothèque publique sans finalité utilitariste (universitaire, recherche, technique ..) fondée sur le libre accès et évacuant le prêt, la Bpi a opéré une révolution. Elle a démontré qu’une médiathèque qui propose suffisamment de services peut être puissamment attractive sans offre de prêts.
Du côté de la BnF, la création d'un nouvel espace ouvert à tous les publics, le Haut de jardin, dont le projet initial était de donner à l'honnête homme accès au savoir encyclopédique, n’a que très partiellement rencontré le public qu’il visait. Il s’est trouvé investi par un public qui n’était pas attendu, les étudiants en mal d’espaces de travail. La BnF, tout comme la Bpi, démontrent que les étudiants français préfèrent les grandes bibliothèques du centre de Paris à leurs bibliothèques universitaires qu’ils utilisent avant tout pour l’emprunt.
C’est essentiellement cette « occupation » des grandes bibliothèques les plus centrales par les étudiants qui a contribué à fixer la notion de séjourneur dans un registre dépréciatif : séjourneur est devenu synonyme de "mauvaise graisse", en désignant une fréquentation envahissante qui ne correspond pas vraiment aux finalités poursuivies tant par la Bpi que par la BnF.
L'enquête du Crédoc apporte des éléments à ce débat. Tout d'abord le nombre des usagers non inscrits s'est accru fortement alors que le nombre des inscrits a progressé plus modestement : les séjourneurs ont le vent en poupe.
Ensuite, la durée de présence dans les bibliothèques s'est accrue : la visite réduite à l'emprunt reste très minoritaire (20% seulement passent moins de 30 minutes sur place).
C'est à travers ces résultats que l'on peut admettre qu'il existe un modèle à la française de la médiathèque, vraisemblablement différent de la bibliothèque publique anglosaxonne. En France, aller dans une médiathèque municipale c'est fréquenter un espace culturel où l'accès aux oeuvres culturelles et à la connaissance se marie à la récréation ludique.
Les bibliothécaires seraient bien inspirés de chercher leur reconnaissance ailleurs que sur le compteur du nombre d'inscrits, et de se préoccuper de médiation culturelle pour promouvoir la diversité des usages dans leurs locaux. Il est temps de changer de perspective et d'abandonner l'alternative entre emprunteurs et séjourneurs.
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0 réponses à Les séjourneurs sont l'avenir des bibliothèques:
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Emprunteurs et séjourneurs...
(5 réponses)
Christophe Evans, 26 mai 2006 17:05 UT
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Réponse à Olivier Chourrot
(0 réponses)
Giappiconi Thierry, 24 mai 2006 14:24 UT
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Consulter internet, c'est lire !
(1 réponse)
Olivier Chourrot, 24 mai 2006 10:21 UT
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Fréquentation et diplômes
(0 réponses)
Marie-Noelle Laroux, 22 mai 2006 14:21 UT
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Quelques interrogations
(2 réponses)
Giappiconi Thierry, 22 mai 2006 12:47 UT
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Fréquentation et inscription
(4 réponses)
Bruit et chuchotements, 17 mai 2006 14:06 UT
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